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Sans être un haut lieu de l'histoire du Dauphiné,
Saint Etienne de Saint Geoirs est, tout de même, un lieu d'histoire
dauphinoise.
Notre petite cité aurait été fondée
par les maîtres du monde antique : les Romains. Elle est,
en effet, située près d'une voie romaine. Le hameau
de Cours aurait été occupé par un camp romain
où étaient célébrés des jeux.
Charles II, dit Le Chauve, Roi de France de 840 à 877, lors
d'une visite dans la région fit halte dans le bourg de Saint
Etienne de Saint Geoirs vers l'année 877.
Malgré le courage des Stéphanois, les envahisseurs
Sarrazins occupèrent la contrée en 889.
Saint Etienne de Saint Geoirs tombe sous la domination des Seigneurs
de Bressieux et perdit la plupart de ses libertés communales
et le bourg fut pendant de longues années un objet de litige
entre l'Evêché de Grenoble et la Famille de Bressieux.
De très violents combats se sont déroulés entre
le Dauphin Jean II et le Comte de Savoie qui possédait La
Côte Saint André.
Pour se procurer des revenus le Dauphin Humbert II, vendit les terres, des libertés et franchises. En 1349, lorsque le Dauphiné fut "transféré" à la Couronne, le Roi de France devint propriétaire de la Seigneurie de Saint Etienne, source de revenus pour les finances du Royaume.
En 1482, comme toute la région dauphinoise, le bourg fut ravagé par la peste. Au XVIe siècle de nouvelles invasions vont saccager le village, en particulier, pendant les guerres de Religion, le Baron des Adrets, François de Beaumont rase le couvent des Bénédictins. La révocation de l'Edit de Nantes amena la fuite de 200 protestants qui se réfugièrent en Suisse.
En 1790, Saint Etienne de Saint Geoirs est élevé au rang de Chef-lieu de Canton, rattaché au District de Saint Marcellin. En 1793, au moment de la Terreur, la municipalité donne au village le nom de "Marathon".

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Les habits étaient lavés avec de la cendre. Il y avait 2 lavoirs : un à l'angle de la rue du Lavoir et des Apprêts, l'autre devant l'église, en lieu et place de la partie ouverte du canal actuel. Ce deuxième lavoir, dit « moderne », plus récent était préféré à l'autre où l'eau était peu claire après avoir traversée tout le village.

En 1860 il devient possible de rallier Grenoble par voie ferrée. En 1873, une voie de garage est crée pour permettre les chargements et déchargements de marchandises. Cette voie sera très utilisée jusqu'à l'arrivée des automobiles, on comptait jusqu'à onze trains quotidiens. La ligne subsiste alors pour les transports de marchandises et sera complètement abandonnée en 1985.

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