Histoire et Patrimoine

Saint Etienne de Saint Geoirs a probablement été fondée par les Romains, le hameau de Cours accueillant un camp romain où étaient célébrés des jeux.

Au cours du Moyen-Age, et avant le rattachement du Dauphiné à la couronne de France en 1349, Saint Etienne de Saint Geoirs fut à plusieurs reprises l’objet de convoitises entre grands seigneurs locaux.

Chef-lieu de canton depuis 1790, le village a porté le nom de Marathon (la commune étant située à environ 42 km de Grenoble) au moment de « La Terreur » lorsque les noms de saints étaient proscrits

Louis Mandrin (1725-1755)

Né le 11 février 1725 à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs. Célèbre contrebandier du 18ème siècle, est incontestablement le personnage le plus célèbre de la commune. A partir de ses bases situées dans le Duché de Savoie, Mandrin dirige jusqu’à 300 personnes et organise des opérations de contrebandes. En 1754, Mandrin organise ainsi six campagnes en Franche-Comté, Bourgogne, Auvergne, Forez, Velay et Rouergue. Afin de mettre un terme à ses activités, les fermiers généraux font appel à l’armée du roi, mais Mandrin parvient à leur échapper et à se réfugier dans le Duché de Savoie.

Une troupe, déguisée en paysans, s’introduit alors illégalement dans le Duché et, le 11 mai 1755, arrête Mandrin au château de Rochefort, près de Novalaise. Jugé le 24 mai 1755, Mandrin est condamné à mort et roué vif à Valence le 26 mai.

D’autres figures ont illustré notre histoire récente, parmi lesquelles on citera en particulier :

Mme Rose VALLAND (1898-1980)

Née le 1er novembre 1898 à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts. C’est une conservatrice de musée et une résistante française qui a joué un rôle décisif dans le sauvetage et la récupération de plus de 60 000 œuvres d’art et objets divers spoliés par les nazis aux institutions publiques et aux familles juives pendant l’Occupation. Menacée à plusieurs reprises, elle échappe à une arrestation grâce à la libération. Membre de la commission de récupération artistique, témoin au procès de Nuremberg, elle participe à la récupération des œuvres volées mais également à la reconstruction des musées allemands. Ses méritent lui valent de nombreuses distinctions et c’est quelques années après sa mort qu’il est décidé de donner son nom au collège du secteur.

Le Général Joseph VINOY (1800-1880)

Né à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs le 10 août 1800, est un général et sénateur du Second Empire, grand chancelier de l’ordre national de la Légion d’honneur.

Il s’engage en 1823 dans la garde royale. Sergent au 14e de ligne en 1826, il fait en 1830 la campagne d’Alger. Blessé au combat de Staoueli, il est nommé sous-lieutenant et conquiert successivement au sein de la Légion étrangère tous ses grades dans la colonie, jusqu’à celui de colonel du 2e Zouaves. Nommé général de brigade le 10 août 1853, il commande la 1re brigade de la 2e division du corps expéditionnaire de la Kabylie des Babors, puis participe à la guerre de Crimée, siège de Sébastopol (bataille de Malakoff). Général de division le 22 septembre 1855, il est engagé dans la bataille de Magenta puis celle de Solférino en 1859.

Ayant atteint la limite d’âge, il se retire du service actif en 1865, et est nommé Sénateur, mais lorsqu’éclate la Guerre franco-prussienne de 1870, il est rappelé à la tête du XIIIe corps d’armée, qui n’est mis en ordre de marche que plusieurs jours après la déclaration de guerre et n’a encore atteint que Mézières lors de la bataille de Sedan.

Aéroport Grenoble Alpes Isère

Anciennement appelé Grenoble-Isère et Grenoble-Saint-Geoirs, La décision de construire un nouvel aéroport a été prise dans le cadre de la candidature de Grenoble à l’organisation des Jeux olympiques d’hiver de 1968. Les travaux démarrent en 1966. Ce projet se concrétise en décembre 1967, lors de la fermeture définitive de l’aéroport de Grenoble-Mermoz et de l’ouverture au public de l’« aéroport de Grenoble-Saint-Geoirs » le 21 janvier 1968. Durant les années 1990, le Concorde est venu faire deux vols de démonstration. Cet aéroport dessert la métropole de Grenoble et le département de l’Isère dont les stations de sports d’hiver à forte notoriété comme l’Alpe d’Huez, Les Deux Alpes ou encore Villard-de-Lans. Située à 40 km au nord-ouest de Grenoble.

Avec 345 128 voyageurs en 2017, l’aéroport Grenoble Alpes Isère se classe au 34e rang national. Son trafic est fortement concentré sur la saison hivernale, pour un public international qui pratique les sports d’hiver.

Plus d’info (en cliquant ici) http://www.grenoble-airport.com